jeudi 2 janvier 2020

Le Parisien - Population 2020

Vous êtes 1 397 035 habitants

Le département reste le moins peuplé de la petite couronne, selon la population légale en vigueur depuis hier.

LE PETIT DERNIER de la petite couronne. Le Val-de-Marne reste le département le moins peuplé de la proche banlieue parisienne, selon les chiffres que l’Insee vient de publier. La population officielle en 2017, qui devient la population légale en vigueur depuis hier, grimpe à 1 397 035 habitants contre 1 389 336 en 2016. Soit 7 699 résidents supplémentaires et une croissance moyenne de 0,7 % par an, entre 2012 et 2017.

De nombreuses villes perdent des âmes
C’est la nouveauté de ce recensement. Beaucoup de communes val-de-marnaises ont vu leur population diminuer : dix-neuf en 2017, contre onze en 2016. Le mouvement touche aussi bien des petites villes que des grandes : Noiseau (- 30), Bry-sur-Marne (- 100), Saint-Maurice (- 253), Fontenay-sous-Bois (- 550)… Il ne s’agit pas d’hémorragies massives, mais d’un réel ralentissement de la vivacité démographique des villes.

Un trio de tête inchangé
Comme chaque année depuis 2016, Vitry-sur-Seine est la commune la plus peuplée du département avec 94 059 habitants. Le trio de tête reste le même : Vitry, Créteil et Champigny-sur-Marne. L’écart entre le premier et le deuxième s’est légèrement réduit, puisque 2 939 âmes les séparent désormais, contre 3 265 au recensement précédent (population légale 2019). Les deux villages les moins peuplés demeurent Périgny-sur-Yerres (2 692) et Santeny (3 832).

Villiers en chute
Avec 840 habitants en moins, la commune de Villiers-surMarne est passée sous la barre des 29 000 habitants (28 567). « Le maire est tombé de l’armoire, confie son entourage. Nous ne comprenons pas ces chiffres, car le nombre d’inscrits sur les listes électorales augmente et nous avons réalisé beaucoup de constructions. Or, il suffit de 160 nouveaux logements par an pour voir notre population progresser normalement. Nous imputons davantage ces résultats à la méthode de recensement utilisée par l’Insee. Extrapoler des échantillonnages n’a ni queue, ni tête. Tout dépend du quartier où l’Insee est allé : il peut y avoir six ou sept occupants dans un troispièces d’un certain quartier, et une seule personne âgée dans le trois-pièces d’un autre. » La ville attendait avec impatience ces derniers chiffres, car elle pensait plutôt voir sa population continuer à progresser et passer au-dessus du seuil de 30 000 résidents. Le nombre de conseillers municipaux aurait alors dû passer de trente-cinq à trente-neuf.

Gentilly et Ivry attirent
Gentilly et Ivry-sur-Seine sont les communes dont la population a le plus augmenté dernièrement : + 1 146 habitants à Gentilly et + 1 195 à Ivry. Mais c’est dans la première ville que cette hausse se fait le plus sentir, car elle compte moitié moins de résidents que sa voisine. « Il y a eu beaucoup de constructions ces dernières années, et nous voyons de nombreux Parisiens arriver, car nous sommes limitrophes de la capitale », décrypte-t-on à la mairie. Les réhabilitations ont également joué sur le recensement, notamment au Chaperon-Vert. « Nous avions connu une baisse de population parce que beaucoup de logements étaient vacants en raison de ces rénovations. Il s’agit donc d’un rattrapage, d’une certaine manière. »

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